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Hum.

J'ai mis un certain temps à réussir à rouvrir ce blog.
Mais de toute manière il ne sert à rien.
Vestige du passé peut-être.
Je le relirai à l'occasion.
Mais ça n'a plus de sens, je suppose...
17.3.06 22:21


... Oh mais elle veut pas qu'on la touche Elle veut même pas qu'on la voit...


 

 

Ce titre en rappel du passé...

Mais est-ce le passé, vraiment ?...

Bien sûr que non...

Souviens-toi des regards toute la journée, ils te blessent, ils t'effraient...

Et le contact, avec n'importe qui... Brûlant, insoutenable...

Alors la peur, peur en se souvenant d'éléments précis...

Peur de reproduire, de pas savoir faire confiance, de pas savoir se laisser aller, de pas réussir, de toujours rester... comme bloquée...

 

Triste et mélodieux délire [Apollinaire]

 

Un instant où je n'ai plus de mots, plus aucun,

Mais un besoin si intense de me vider, de m'évader...

Un grand besoin d'oubli, de décrocher, de quitter mon esprit pour un long voyage...

Plus de douleurs, plus de questions, plus... Plus rien.

 

Un peu perdue, en proie au doute...

Fermer les yeux et se laisser aller...

 

[Mais j'ai pas envie d'être oubliée... J'ai pas envie d'espérer... Et pourtant je ne fais que ça... Et ça finira par me tuer...]
31.5.05 17:51


Dispersion...


 

Ces jours-ci, irrépressible besoin d'écrire... Pour me sentir exister.

Je suis perdue. Totalement.

Je déambule. Je crève ma bulle. Je ne sais plus qui je suis. [L'ai-je jamais su ?]

J'ai l'impression de ne plus penser, de ne plus rien ressentir... Je me hais. Ces mots sont forts, mais je n'en trouve pas d'autres...

Je me hais de ne plus m'envoler dans mes pensées, de ne plus décrocher du réel... D'attacher tellement d'importance à ce qui m'entoure...

Ce qui me laissait indifférente, les critiques et les remarques sur tout, sur tout le monde et de la part de tous... J'en souriais, avant. Pour avoir la paix. Et maintenant mon silence est de glace, et si par malheur je laisse les mots s'échapper ils seront froids et emplis de colère...

Et cette obsession de l'apparence qu'elles ont toutes... Je n'en peux plus de ces "tu as vu, son copain est horrible !" ou des "ils me dégoûtent, ces deux-là"...

J'ai l'impression... Je ne sais pas... Cela me donne envie de pleurer...

L'amour n'est pas réservé aux personnes à la plastique parfaite. C'est devenu une maladie, de rechercher la beauté idéale à tout prix. Et ceux qui font les critiques ne sont pas forcément les plus beaux, en plus... Moi, cela me dégoûte.

Et plus personne pour s'intéresser au coeur. Si des gens sont ensemble, c'est qu'ils s'aiment, pas qu'ils se trouvent beaux (Quoi que... Mais je parle des couples matures.)

 

Le jugement des autres est quelque chose qui m'importe peu dans bien des domaines, mais pour ce qui me concerne directement, j'y attache une importance excessive, manquant de confiance en moi... Je ne devrais pas, cela me fait du mal et m'empêche de vivre à ma guise, me lie les mains parfois. Mais je n'arrive pas à faire autrement, même si j'essaie...

Je dérive de sujet en sujet, je crois... Mais j'ai trop à dire, un poids sur la poitrine, que je n'arrive pas à alléger...

 

Je ne sais pas où je vais... Autour de moi des sentiments et des volontés naissent tandis que des certitudes et des aspirations au bonheur meurent... Je ne sais pas ce que je veux... L'inconnu m'effraie... Tout ce qui compose la vie me fait peur... Tout ce qui pourrait faire mon bonheur.

C'est pour cela que je disais que je me haïssais. Je me hais d'attendre une chose, et que lorsque celle-ci s'offre à moi, je change d'avis, et je veux fuir...

Mais je sais que cette réaction de fuite révèle ma peur...

Peur de m'engager, de décevoir, de me tromper, d'avoir mal... Mais surtout.
Peur des Hommes. De faire confiance, de me laisser aller, de baisser les armes et me retrouver sans défense... De me confier, de me donner...

Peur de ne pas pouvoir reculer, de ne pas pouvoir reprendre.
Peur de reculer par peur.

Compliqué. Envie de hurler... de me savoir ainsi. Besoin de taper ma tête contre le mur. Envie de me saigner.

Je ne vais nulle part pour la simple raison que je recule devant tout ce qui se présente à moi... Je stagne, et reste dans cet état de malheur laid, laid parce qu'il a été choisi...

J'ai envie d'être comme les autres. Ces autres qui sourient et marchent devant eux, confiants et prêts à accueillir la nouveauté... N'imaginant même pas qu'à certains la vie puisse faire peur.

Mais pourquoi ? Question qui me hante... Seule pensée de ces jours vides. D'où cela vient, pourquoi suis-je ainsi ? Et chercher dans mon enfance, dans mon adolescence. Après, quelques hypothèses. Quelques personnes m'ayant méprisée, quelques abrutis m'ayant infériorisée... Mais est-ce que cela a pu avoir un impact aussi énorme sur moi ? D'accord, deux ans après, je passe encore devant le collège en baissant les yeux pour ne pas voir, pour ne pas être vue. Mais.. à ce point ?

Je ne sais pas, non vraiment pas... [Si c'est encore ma sensibilité la cause... Que je prends tout trop à coeur... je...] Ce que je sais, c'est que la plupart des autres ne sont pas comme ça. Pas aussi intensément.

Je fais plus que de me poser des questions, je ressens différentes sensations me tirant d'un côté et son contraire, me tiraillant...

Je me perds dans mes pensées parce qu'elles ne sont pas claires, elles sont trop nombreuses...

Cela n'avance pas. Ma tête a abandonné, voilà. Voilà pourquoi la sensation de vide ces jours-ci... Baisser les bras.

Quoi ? Non, jamais. Je n'accepte pas cette capitulation hâtive de mon esprit.

Je vais me reprendre en main et rapidement remettre de l'ordre dans mes pensées. Même si ce n'est pas simple, pour diverses raisons...

Mais il faut que je décortique certaines choses, que je réponde clairement à des questions que je laissais jusque-là voguer librement, que je me forge des certitudes, enfin. Et qu'elles soient vraies et inchangeables.

Et que malgré ma peur je n'abandonne pas, que je crois que moi... [Le plus dur...] et en les autres... [...]

Que je ne m'imagine pas, même inconsciemment, que ceux qui m'entourent veulent et vont me faire du mal.

Bref, que maintenant que j'ai pris clairement conscience de tout ça, je le mette en oeuvre. Que je range.

 
25.5.05 17:06


Quand, la fin de cela ?...


 

Il y a ton absence... Et il y a tes mots si beaux...

Il y a la lourdeur de l'air qui m'entoure, il y a les longues heures de solitude parmi ces gens que je n'ai pas choisis... et qui sont ma famille.

Il y a l'impression qu'ils ne me laisseront jamais exister. La prise de conscience... Quatre enfants, et trois pour le moment qui se sentent perdus parmi Eux. Car il y a le mur. Il y a les mots que nous avons eu et qui n'ont rien changé.

Car ils ne... Ils nous écoutent, oui, mais dès le lendemain ils parlent de nos conversations en des termes blessants... Ils ressortent avec négligence les mots, que dis-je, les maux que je leur ai livrés. Je l'ai fait après des années de silence, je leur ai confiés, pensant qu'enfin ils sauraient  en prendre soin... Mais j'ai eu tort...

Ils ne comprennent pas le don que je leur ai fait, ils jouent avec... Et moi rien que d'écrire cela, j'ai les larmes aux yeux. Pourquoi je me mets dans un tel état à cause d'eux ?...

C'est parce que je n'en peux plus... De vivre en me demandant ce qu'ils vont encore inventer pour m'étouffer davantage, ce qu'ils vont me cracher au visage, cette fois... En me demandant de quelle manière ils vont baisser mon moral, aujourd'hui. Ils y arrivent quasiment quotidiennement.

Ils le répètent, qu'ils souhaitent mon bonheur. Et croient même prendre les moyens de me rendre heureuse. Mais je m'en fous, de tous les plaisirs matériels qu'ils m'accordent. Et quand je demande leur accord pour ce qui me tient réellement à coeur, c'est le refus. Parce que mon âge. Parce que je suis une fille. Parce que de leur temps.

Parce qu'ils regardent leur jeunesse, et n'y voient pas la mienne.

Je les imagine, d'après leurs récits... Ne ratant jamais une occasion de sortir, voir du monde, futils et drôles, pas très bosseurs, mais suffisamment pour qu'on leur foute la paix. Respectueux de leurs parents... Bref, comme la majorité des adolescents.

Oui mais voilà. Moi je n'aime pas danser, je n'aime pas sortir pour voir des gens que je connais à peine. Je n'aime pas les éclats de rire si faux, les sourires hypocrites.

Moi, je m'évade autrement. Mes amis n'auraient pu être les leurs.

Mes goûts ne sont pas ceux de l'adolescente-type... Je ne me préoccupe pas du maquillage, ni de la mode, ni des garçons, ni des potins... Tout ça me passe au dessus.

En fait, je suis tellement différente d'eux qu'ils sont perdus... Et puis, je leur donne une image de moi qui n'est pas entièrement vraie... Mais c'est pour me protéger, et j'ai vu ce que ça faisait, quand j'enlevais un peu de ma carapace...

[Et leurs mots m'atteignent si durement... Ma mère, au repas "Mais tu as peur de tout, toi !", d'un air ironique visant à me ridiculiser. Si elle savait à quel point c'est vrai... Ses mots m'ont surprise. Je ne savais que répondre... Car elle avait raison, mais elle n'en mesurait pas la portée. Elle ne comprenait pas.]

La seule chose que je leur demande, ce qui me permettrait d'être heureuse... Cela serait d'être libre... Libre de penser, libre d'aller où je veux, libre de voir qui je veux, libre d'aimer, libre de vivre...

Je n'ai pas ces libertés. Le mensonge s'est instauré entre eux et moi. Je l'avais toujours refusé, mais je n'ai pas pu faire autrement... Et à cjhaque fois que je doit mentir, ça me sert le coeur. Dès qu'ils me parlent de confiance...

Quand, la fin de cela ?... Lorsque j'aurai dix-huit ans ?... Et encore. Lorsque j'aurai pris mon envol, lorsque je n'habiterai plus ici.

Je me demande où je vais, comme ça... Il reste beaucoup de temps, avant que je ne sois indépendante... La situation va-t-elle empirer ? Le peut-elle ?...
21.5.05 12:19


Tu sais...


 

C'est si dur et j'ai si peur. Rien que cette image m'effraie.

Tu vois j'avais pleins de mots qui défilaient dans la tête, quand je cherchais l'image, et maintenant je les ai tous perdus...

Tellement de choses que je voudrais dire, mais je n'y arrive pas...
Je suis si angoissée, si maladroite... Je m'emmêle dans mes gestes et dans mes mots... Je perds pieds.

Un moment j'ai des certitudes, et je souris, l'instant d'après tout s'effondre et la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir comment faire, de ne pas... Oh c'est si dur à expliquer, si compliqué.

Pourquoi me poser tant de questions ?... J'envie parfois ces gens qui agissent sans faire vraiment attention, au "feeling", parce que c'est comme ça qu'ils veulent faire... Moi je me demande toujours si c'est comme ça qu'on fait. Si je suis comme les autres. J'arrive pas à imprimer qu'on est tous différents, que les choses peuvent se faire différemment sans que ça soit la fin du monde...

J'ai si peur d'être jugée, c'est ridicule, mais... C'est pour ça que mes mots, je les pèse avant de les dire... C'est pour ça que mes gestes sont réduits, pour éviter d'être remarquée. C'est pour ça que j'évite les regards qui pourraient vite devenir moqueurs... C'est pour ça que souvent je pleure.

Je voulais pas écrire des mots comme ça, et puis c'est venu... C'est sorti, ça a jailli, et moi j'aurais envie de tout effacer, de tout retenir enfin, parce que j'ai peur de ça aussi, de me montrer... Oui c'est bête, je ne fais que ça sur Internet, mais je ne montre jamais cette partie... cette partie où les mots ne suffisent plus...

Tu sais j'aurais aimé en dire, des choses...

Mais même si l'angoisse qui m'étreignait et le corps et le coeur il y a peu de temps m'a quittée maintenant, même si mine de rien au fil des jours mon coeur s'apaise et prend confiance... J'ai toujours cette crainte...

Et cette distance que je garde, que je ne peux m'empêcher de maintenir... Parce que je sais qu'on souffre encore plus en ayant espéré.
Et même si c'est moins fort qu'avant, j'ai toujours peur de croire en mes rêves...

Mais j'espère que... je suis sur la bonne route. Et que j'y arriverai. J'en ai tellement envie...

Je voudrais te dire... je...

Et puis les mots, parfois, me semblent vains...

[...]

 

[Mais je n'ai pas tout dit... Peut-être, un jour... Mon coeur s'ouvrira...]
16.5.05 22:00


Falling...


 

Je ne sais plus qui je suis, parfois.

Mais oui je suis comme un caméléon... Je change d'attitude en fonction des personnes avec qui je parle. J'ai des amis très différents... Je m'entends si bien avec chacun... Et pourtant.

Je me demande si c'est parce que c'est moi. Ou parce que ce n'est pas moi, justement. Parce que je deviens ce que les autres veulent que je sois. Je souris à l'humour de chacun, je fais plaisir. Je trouve ça drôle aussi, mais après réflexion, je me dis que ce ne sont pas mes réels centres d'intérêts. C'est étrange. Dur à dire, à expliquer.
Mais il me prend souvent cette sensation de ne pas savoir me fixer. Etre moi, et que les autres m'acceptent ainsi. Je demande à personne de s'adapter à moi. Personne ne me demande de m'adapter aux autres... Mais je ne mens jamais. Jamais je ne fais semblant de rire, d'être intéressée... Jamais. Et pourtant, je saurais critiquer avec une personne ce qui me faisait rire peu de temps avant avec une autre. N'importe quoi.

Parfois je me dis... c'est décidé, demain. Demain si je m'en fous, je réagirai pas. Si ça ne m'amuse pas, je le montrerai. Comme les autres.

Les autres, justement. Je ne sais que me réferer à eux... Je guette les gestes de tout le monde... Je calque, parce que je ne sais pas faire. Je ne sais pas, non... Pour des choses futiles, ou moins. Pour tout, en fait. Et quand je dois être seule, j'ai peur. C'est pour ça que les oraux me rebutent, aussi... Je n'ai pas moyen de me réferer à quelqu'un. Et tellement d'autres choses. Quand je dois demander un billet de train, je demande mon texte à ceux qui m'accompagnent, avant. Je ne sais, et n'ose même pas, improviser pour ça...

Oh... Envie de jurer. C'est dans ces moments où je réalise ça que je m'enerve.

Je me perds. Je désespère.
Pourtant... J'ai ma personnalité propre, ça je le sais... Et quand ça ne me plaît pas, je le dis franchement. J'aime donner mon avis, et ne veux pas suivre le troupeau.
Mais mes amis, je les calque... Ce sont mes références... C'est moins fort qu'avant, bien sûr. Mais toujours un peu présent...

Et puis je ne vois pas vraiment comment me débarrasser de ça... A part vivre recluse. Parce que... dès que je suis avec des gens, je m'inspire d'eux. Ils ne doivent pas s'en rendre compte, ce sont de petites choses... Mais moi je le vois bien, et j'en ai presque honte...

Mais je n'arrive plus à m'arrêter d'écrire... Pourtant rien de plus à dire...

A part que je m'énerve... Parce que si je fais ça, c'est sans doute que je me cherche. A tâtons je pioche chez chacun. Mais parfois je prend ce qui ne me plaît pas, et feins que si... Pas réellement consciemment.

Si je ne faisais, n'écoutais, ne lisais, que ce que j'aime vraiment... Ca en étonnerait plus d'un de voir ce que ça donne.

Mais j'y pense... Non. Pas la peine.
Après tout, c'est peut-être bien. Qu'une amie m'influence musicalement dans un sens, un autre dans l'autre... Que je pioche ce que j'aime dans des genres différents...

Je vais arrêter de parler de ça...

Mais certains jours simplement, j'aimerais mieux me montrer comme je suis exactement. Pour qu'il arrive ce jour où je me regarderai dans la glace sans qu'instantanément se grave dans ma tête un Qui suis-je ? effrayant... Sans que je ne fouille partout mon visage, afin de trouver un trait, un seul, qui me ressemble.
Parfois je le trouve. Il est unique. Parfois je ne trouve rien.

J'aime pas me regarder dans la glace.

 

[Et il y a des fois où on ne peut se référer à rien... Et c'est justement ça qui me trouble, qui m'inquiète... Qui me perds...]
15.5.05 15:57


"Body", The Servant

[Cette chanson me tient tellement à coeur...]

 


 

You’ve got to take your mind off him
But not with aspirins
You won’t
You won’t let your family in
Like smoke your body comes
Through the gaps in the urban slums
You try
You try to speak american
When you don’t know what you want
You end up finding that you haunt your own
Your own life
You’re the daylight ghost that creeps
You’re the empty city streets and I
And I see you
And those talkshows fill your days
Something is slipping away
Sometimes it feels like you don’t have a body
Your skin is cellophane
You know I feel the same
Sometimes it feels like you don’t have a body

When you make a cup of tea
You act like it’s alchemy
But it’s not
It’s not what you think it to be
Seeing everything as signs
Seeing everything as lines always
Always lying saying you’re fine
When you don’t know what you want
You end up finding that you haunt your own
Your own life
You’re the daylight ghost that creeps
You’re the empty city streets and I
And I see you
And those talkshows fill your days
Something is slipping away
Sometimes it feels like you don’t have a body
Your skin is cellophane
You know I feel the same
Sometimes it feels like you don’t have a body

When you don’t know what you want…
8.5.05 21:18


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